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Ch. HARDY : StElles

 


 

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Chantal Hardy




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  « StElles »

Inspirée autant par les mégalithes que touchée par les silhouettes de femmes d’ici et d’ailleurs, Chantal Hardy a saisi la parenté de leurs profils pour l’hommage qu’elle rend à l’universalité de la Femme. De là est née son œuvre,  constituée de 15 sculptures, intitulée «StElles», contraction de « stèle » et « Elles ».

S o m m a i r e
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P r é s e n t a t i o n
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Des stèles mégalithiques aux silhouettes de femmes d’ailleurs ou d’ici, actuelles ou d’antan, il y a une parenté de profils que Chantal Hardy a saisie pour l’hommage qu’elle rend à ses soeurs. Elles et stèles sont devenues StElles sous l’impulsion de l’artiste. Qu’elle soit paysanne en tablier et fichu, musulmane en tchador, mariée en tenue de noces ou image pieuse des églises, au-delà des inégalités les plus criantes, la femme, la majorité absolue de l’homme, l’origine du monde selon Courbet, se dénigre encore en sexe faible. Si la stèle, par essence, marque l’espace pour préserver la conscience de l’oubli, en nombre, leur alignement transcende ses éléments isolés pour renforcer leur pouvoir d’évocation.


Toutes semblables mais jamais identiques, ces silhouettes de pierre ou de chair, celtiques ou orientales, antiques ou contemporaines, Chantal Hardy, la lithographe, a incorporé les moyens du sculpteur à son parcours pour les tailler dans l’acier. Les femmes de ses estampes ont ainsi acquis une troisième dimension tout en gardant de leur multiplicité.



Face à leur conditions (in)humaines, ces femmes devenues stèles, figées tant par le matériau de l’artiste que par les diktats des traditions ou le confort paresseux des habitudes, se veulent pourtant vecteur d’émancipation. Au spectateur de parcourir leur dédale, d’apprécier la réflexion qu’elles imposent, le sacré qu’elles induisent pour partager, avec l’artiste et ses sœurs, pensées et émotions.

Si l’œuvre, porteuse de sens au-delà de l’esthétisme, n’est pas banale, la démarche qui l’accompagne emboîtera ses pas. Loin de diviser suivant la culture ou la fortune, elle veut rassembler.

 

Dans un premier temps, StElles dans son ensemble souhaite s’inscrire dans un parcours, d’une communauté à l’autre, d’une entité à son pendant, d’une région à sa jumelle. Des accords s’élaborent avec les lieux susceptibles de la recevoir.

                                                            

D i f f u s i o n

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Parallèlement, StElles voudrait aussi faire partager ses ambitions et permettre à chacun de participer à sa démarche par le parrainage de ses composants. C’est ainsi que chaque StElle se propose à l’adoption  à la fois aux personnes et aux institutions. L’œuvre définie pourra alors être suivie par son acquéreur dans ses diverses manifestations publiques avant son accueil à l’endroit qu’il aura choisi pour elle.

   
                                                                                                   


P r o g r a m m e    d ' e x p o s i t i o n s 

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  • Novembre 2006 (en avant-première) : Eglise St. Lambert de Verviers en collaboration avec la Galerie Arte Coppo, rue du Spintay à Verviers - Dates : du 5 au 28 novembre 2006 - Vernissage, le dimanche 5 novembre de 12 à 17 h, suivi à 17 h 30 du spectacle de la compagnie de Maryvone Gazon -
  • Avril - Octobre 2007 : Exposition à Kyllburg en Allemagne dans le cadre de Luxembourg 2007, capitale européenne de la culture. En collaboration avec le galerie Dogan de Schönecken
  • Automne 2008 - du 20 septembre 2008 au 4 janvier 2009 -  Centre de la Gravure de la Communauté française à La Louvière dans le cadre de l'exposition de femmes "Cris et Chuchotements" .  Plus d'informations sur : www.centredelagravure.be
  • Eté 2009 - du 10 juin au 6 septembre - au Centre Wallonie-Bruxelles à Paris, 127-129 rue Saint-Martin (face à Beaubourg), dans le cadre de l'exposition "Cris et chuchotements" : 23 femmes-artistes exposent
  • (Dessins–Estampes–sculptures–photographies-livres) . Plus d'informations sur : www.cwb.fr
  • Eté 2011 – du 1er juillet au 31 août – à Namur, Place d'Armes, Place du Théâtre, Beffroi, Jardin du Maïeur dans le cadre de « Sculptures dans la Ville ». En collaboration avec le Centre culturel de Marchin, la collection Haleng-Paisse, l'Ateliers Roger Georis, Robin Construct. Plus d'informations au Service de la Culture de la Ville de Namur : 081/24.64.33
  • Eté 2016 - du 28 juin au 16 octobre - "Arts & métaux – trilogie contemporaine 2016". Une exposition de sculptures en métal d'une dizaine artistes contemporains belges organisée par le service Culture de la Province de Liège dans le parc du château de Jehay à 4550 Amay.

 

                                                                                                   

Du papier de soie à l’acier Corten, la femme dans tous ses états
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Vouloir être artiste, femme de surcroît, là où une fonction plus conforme l’attendait, graveur sur un coup de tête à l’âge du choix dans un monde d’hommes, le regard porté par Chantal Hardy sur la féminité n’a rien d’anodin. Après avoir broyé un noir d’encre à la perte d’êtres cher(e)s, la maternité lui a permis de faire œuvre, avant de s’ouvrir à l’actualité tant tragique que tendre de ses consoeurs. Ses gravures l’ont suivies : eaux-fortes puis lithographies ont pris des couleurs alors que leurs traits s’épuraient avant d’aborder une réflexion de fond sur la matière même de l’estampe. Du support de tradition, elle est passée au papier de soie marouflé avant de contraindre des imprimés d’usine à se soumettre à sa volonté d’artiste. Rien d’étonnant dans cette évolution de la voir à présent se confronter à la troisième dimension et à un matériau neuf tout en conservant l’acquis de ses lignes épurées, son thème récurrent et les attributs de l’estampe.



Conditions de vente et données techniques
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Chaque StElle est découpée dans une tôle d’acier Corten de 3mm d’épaisseur et aura pris, pour sa présentation définitive, la teinte de la rouille. La  hauteur des stèles varie de 1 à 2,15 mètres ; la largeur de 1 à 1,50 mètre. Réalisation avec l’appui des Ateliers Georis à Romsée

Tirage : 5 exemplaires (dont 4 à réaliser selon les commandes)

Pour les commandes, les délais de livraison seront tributaires de leur fabrication et éventuellement du temps nécessaire à leur revêtement naturel d’une couche de rouille.

Prix de vente  :

  • Pour les grands formats (tirage de 2 à 5) : 3.000 €

  • Pour les petits formats (tirage de 2 à 5) : 2.000 €

 

 

 

 

 

 

                                                                          

                                                                                                      

C o n f i g u r a t i o n    d' e x p o s i t i o n s
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L’installation complète se compose d’une quinzaine de « StElles ». Cependant, ce nombre peut être modulable suivant le lieu d’accueil pour autant que les spectateurs puissent déambuler avec aisance parmi les « StElles » et que le principe de l’alignement reste maintenu. En outre, chaque lieu d’exposition fera l’objet d’une recherche spécifique et donc, si nécessaire, d’une adaptation du projet initial.

 

 

 


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C h a p e l l e  S t. L a m b e r t   à   V e r v i e r s

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Exposition en avant-première à l'Eglise St. Lambert de Verviers en collaboration avec la Galerie Arte Coppo, rue du Spintay à Verviers en novembre 2006

 

 


                                                                                
 

G a l e r i e   D o g a n  à  K y l l b u r g  e n  A l l e m a g n e

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Exposition d’art contemporain dans le cadre élargi des « Etés culturels de Rhénanie-Palatinat. Les artistes se recrutent pour la plupart sur le territoire d’une « Grande (Eu)région » couvrant, en plus de la Rhénanie-Palatinat, les pays annexes dont la Wallonie fait partie.



Pour Luxembourg 2007, capitale européenne de la culture (ainsi que Sibiu en Roumanie) dont les manifestations couvrent le Grand-duché mais s’étendent également en Belgique avec la Wallonie, en Allemagne avec la Rhénanie Palatinat et en France avec la Lorraine.


Chantal Hardy installera principalement ses « stElles » en plein air, dans le jardin du cloitre de l’église de Kyllburg, de Pâques à octobre et parallèlement les gravures qui lui ont permis d’arriver à ce stade d’évolution dans son thème récurent, la condition de Femme, à la galerie Dogan à Schönecken en mai et juin.






L'exposition a bénéficié de l'appui logistique du Service culturel de la Province de Liège.





" C r i s   e t   C h u c h o t e m e n t s ".

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à La Louvière

 

 

"Cris et Chuchotements" est une exposition pluridisciplinaire réunissant 23 femmes-artistes : gravures, peintures, sculptures, installations, ... Conçue pour marquer les 20 ans du Centre de la Gravure, cette manifestation explore les thèmes de l’identité, de l’intimité et de l’imaginaire féminins. Parmi les œuvres exposées, un nombre important de pièces ou d’installations ont été pensées et produites spécialement pour l’occasion.
Le titre de l’exposition est directement inspiré par le film du même nom d’Ingmar Bergman. Il symbolise les orientations de l’exposition qui présente autour de 3 articulations principales, un certain type de regard associant dévoilement et retenue, rage et douceur, cris et chuchotements.

 

 

Les artistes :
Carole BENZAKEN, Annick BLAVIER, Marie-France BONMARIAGE, Louise BOURGEOIS, Sophie CALLE, Sylvie CANONNE, Valérie CARRO, Anne DE GELAS, Laurence DERVAUX, Sylvie EYBERG, Isabella GUSTOWSKA, Isabelle HAPPART, Chantal HARDY, Bénédicte HENDERICKX, Myriam HORNARD, Ingrid LEDENT, Frédérique LOUTZ, Agathe MAY, Ana MENDIETA, Annette MESSAGER, Françoise PETROVITCH, Kiki SMITH, Nancy SPERO.

 

 


à Paris


 




                                                                                                




N a m u r
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Les StElles débarquent à Namur
Aux armes, citoyennes !


Sous l’impulsion de l’artiste Chantal Hardy, elles et stèles sont devenues StElles, des sculptures de femmes, intemporelles et universelles, simples et complexes, semblables et jamais identiques.
Du 1er juillet au 28 août, à l’invitation du Service de la Culture, ces dames de coeur au corps d’acier gagneront le coeur de Namur et celui des Namurois. « Elles ont déjà été exposées dans un cloître, une chapelle, un musée, un parc… C’est la première fois qu’elles seront présentées sur la place publique, au milieu d’une ville, se réjouit leur créatrice Chantal Hardy. Deux groupes de StElles se donneront la réplique sur la place d’Armes et renverront à une troisième conStEllation sur la place du Théâtre.




D’autres sculptures dresseront leur silhouette dans les Jardins du Maïeur. Les passants vont pouvoir se faufiler entre les oeuvres et dialoguer avec elles. Car elles sont porteuses d’un message, ces grandes dames en tôle d’acier Corten qui se sont couvertes de rouille pour mieux se défendre des assauts du temps. « Pour moi, les femmes sont le pilier du monde. Dressées vers le ciel ou écrasées de souffrance, elles se veulent vecteur d’émancipation et véhiculent un message de solidarité ».
Service de la Culture, Hôtel de Ville – tél : 081 24 64 33. www.cultureplus.be
Namur Magazine (page 18) , juin 2011, Valérie Sacchi





Ils ont chassé les StElles
Suite à la décision soudaine des autorités communales namuroises d'octroyer, à l'organisation d'un marché artisanal, l'espace principal prévu initialement aux "stElles" de Chantal Hardy, l'exposition a dû être interrompue.
Chantal Hardy ne l'a appris que vendredi matin, le 28 juillet : les stElles vont être déplacées. Dounya, musiques et artisanat du monde, va venir s'installer sur la place d'Armes. La décision a été prise quelques jours plus tôt par le collège communal. Le coup de téléphone qui l'informe vient de la directrice du Service Culture de la Ville. Elle ne l'a appris elle-même que la veille, par hasard, quand son regard a croisé une affiche au supermarché. C'est dire si ses informations sont lacunaires, imprécises, désolées. L'échevine de la Culture de Namur est en vacances pour une semaine. Tout s'est fait à son insu. Elle sera absente jusque lundi, d'ici là les chalets du marché vont commencer à être installés. Chantal me téléphone, dans l'heure, anéantie par tant d'incompréhension, d'indélicatesse. D'autant que jusqu'à ce moment, rien ne laissait présager pareil revirement. Les affiche annonçant l'installation des sculptures ainsi que les invitations au vernissage avaient été diffusées, estampillées des autorités de la Ville. Je prends le relais et commence une ronde téléphonique à la pêche aux infos. Le bougmestre ? En réunion ! C'est pourquoi ? Donnez votre téléphone, on va vous rappeler. Peine perdue. Les heures passent et l'échéance pour l'enlèvement des stElles se rapproche.
Dans l'attente, je fouille Internet. Dounya, Namur. Initialement prévu au Grognon, il a été déplacé place d'Armes et avancé pour l'allonger d'une semaine. Pourquoi ? Un responsable de l'espace public namurois répond enfin, mais pour dire que la ville gère ses espaces comme elle l'entend et qu'elle n'a pas à se justifier. Je m'insurge : il y avait un engagement. On n'a qu'à pousser les sculptures sur le côté. Ma tentative pour expliquer qu'elles ne sont pas disposées au hasard mais selon un agencement étudié par l'artiste, que la configuration sur les 3 places, Armes, Théâtre et Beffroi forment un ensemble, est vaine. L'art n'est manifestement pas sa priorité.
De son côté Chantal, en fin d'après-midi, obtiendra qu'une responsable de la Culture tente tout au long du w-e d'endiguer l'ardeur des ouvriers chargés du montage des stands.
W-e de colère, de dépit et de mauvais sommeil.
Le lundi, dès les premières heures (de bureau), l'échevine, reprend à la fois ses fonctions et l'initiative. Elle contacte Chantal , mais pour lui signifier qu'elle ne peut plus rien y changer. Trop tard. Désolée.
L'artiste, après une dernière consultation de ses proches, arrête sa décision. En signe de protestation, elle demande que toutes les stElles, même celles installées au Jardin du Maïeur, lui soient ramenées. Ce sera chose faite, mais, malgré les promesses, sans une protection adéquate. A leur arrivée, il n'aura plus qu'à relever les dégâts.


Il est frappant de constater que toutes les personnes à l'initiative de l'exposition stElles sont des femmes, alors que celles qui ont contribué à son démantèlement sont des hommes. Faut-il y voir une preuve supplémentaire de la justesse du propos de Chantal Hardy lors de la création de son oeuvre.
Enfin, on ne peut que constater également que, sous la contrainte, les stElles ont dû céder la place (d'Armes) pour y installer un marché du "Monde" qui, si on s'en réfère à l'album photo de l'édition précédente, repris sur le site Internet de Dounya, fait la part belle aux sourires enjôleurs de jeunes filles froufroutantes. Deux conceptions de la femme, l'une interpelle sur leur condition (in)humaine, l'autre se berce des illusions d'un tourisme de carte postale. Symbolique aussi que Dounya 2011 réserve une large place à Madagascar, rhum, épices, sacs, ... Il serait cependant étonnant qu'il y soit aussi fait mention du revenu moyen estimé à 5 euros la journée ou que plus de la moitié des femmes malgaches subissent des violences familiales. Certains ont fait leur choix : ils ont chassé les stElles.                                                        
Louis Simaÿs 3/8/2011



J e h a y
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Photos de cette page réalisées par l'artiste, Culture Plus, Nicolas Calen, avec l'aide de Françoise, Denise, Alex, Roger - Textes et photos d'oeuvres restent la propriété de l'asbl Culture Plus et des artistes et ne peuvent être utilisés sans leur autorisation.