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Michel BARZIN

 

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Michel Barzin
8, Desnié,
4910 Theux – Belgique
Téléphone : 32 (0) 87/37.63.70
Courriel :  michel.barzin@gmail.com

Site officiel : www.michelbarzin.be


Repères biographiques

Études de dessin et gravure aux académies de Bruxelles, Boisfort et Liège.
Élève de Claude Lyr, Henri Brasseur, Georges Comhaire, Dacos et Robert Kayser.
Professeur de gravure, de lithographie et de dessin à l’Académie de Verviers et à l’Académie internationale d’Été de Wallonie de Libramont.
Conférencier à l’ENSAV La Cambre (2002-2003).
Organisateur des triennales internationales de gravure de Spa, "Dialogue Gravé", 1983-1986.
Fondateur des associations Silence, les Dunes ! (1989), Dialogue gravé (1983), Cuivre-à- Cœur (1982).
Membre permanent de la Poupée d’Encre depuis 1978.
Membre de l’atelier Raz Kas depuis 2002.
 



Ils en disent ...


“ …Tout se passe en effet comme si, à l’intérieur du discours explicite et plus ou moins prémédité, Barzin laissait venir à lui les formes graphiques, comme s’il libérait des fantasmes et se laissait un moment conduire par eux, comme s’il obéissait soudain à d’étranges et mystérieuses nécessités. Mais c’est alors que Barzin redonne la parole à la gravure, aux vernis, aux acides, aux hachures sauvages… ”
Georges Schmits

“ …/… L’œuvre de Michel Barzin porte le signe de la plus haute malédiction dont puisse s’honorer un créateur : une liberté d’esprit spontanée et inaccessible aux injonctions de la convention politique et mondaine. Entendons par là qu’il est frappé d’une ignorance congénitale du ce-qu’il-faut-en-penser et ce-que-l’on-doit-en-dire…/... ”
Chiquet Mawet, Plaisirs scandaleux, 1984.

“ Si l’art exprime l’art du temps, celui de Barzin est résolument et totalement contemporain. Malgré son évidente séduction, ce n’est pas un art facile : il ne se soucie ni de suivre, ni de flatter. Il se refuse à participer à la production bourdonnante de signes extérieurs de culture et s’adresse en particulier à chacun de nous, dans ce que nous avons de plus secrètement et de plus universellement blessé, dans les régions honteuses de notre âme bouleversée par la perte du monde. Barzin est de ceux qui ouvrent la voie. Il prend où il veut, dans ses souvenirs, dans son jardin, dans un prospectus de Ryanair, dans le fil des jours, les images-prétextes qui lui permettront d’interpeller le passant, avec ironie, avec douceur, mais toujours avec cruauté, sur le sens de son existence dans ce monde-là. Le plaisir de graver en prime.”
Chiquet Mawet, Migraine, mi-raisin, 1999.
 


 

“ Son entreprise de minage de la fonction représentative ne craint pas d’avoir recours à des clichés ; sujets extraits d’illustrations ou paysages stéréotypés. Depuis quelques années, Michel Barzin s’est aussi fabriqué des objets fétiches : telle cette énigmatique cafetière dont il tente, en quelque sorte, d’épuiser l’apparence à travers une impressionnante série de gravures. ”
Jean-Pierre Rouge, Michel Barzin et la gravure, 2001.

“ Michel Barzin a toujours pris le contre-pied des artistes qui représentaient des “ vanités ”. Ce qu’il peint, dessine, grave, ce sont des “ plaisirs ” à commencer par ceux de la peinture elle-même, des matériaux qu’elle met à disposition, des couleurs, des pâtes, des grains, des tons, des brosses. A ce plaisir premier s’ajoute celui de la combinaison, de l’association parfois incongrue mais toujours jubilatoire des techniques, des supports…
…/… Il sait que les images ne sont pas innocentes. Aussi n’arrête-t-il pas de les détourner, de les dévoyer et de leur imaginer une école buissonnière. Ce n’est pas pour autant que le paysage, l’image première, dans lequel il vit ne le marque pas. L’Ardenne, les Fagnes sont souvent présentes dans ses travaux. De même les montagnes, les objets volants, les observateurs sont des éléments récurrents au même titre que les grosses. Qu’elles soient fraises ou femmes, elles expriment une certaine douceur qui contraste avec leur opulence. Cette duplicité est sensible dans ses dessins qu’il aborde avec une extrême sensibilité. Lorsqu’il les entame, la mine effleure à peine le papier. Ce n’est que par la suite qu’il va saccager à l’aide de grosses taches et de gros coups de crayon ces visions attendries, romantiques, trop fragile pour exister.
Ce qu’il veut, c’est leur donner une consistance proche du rocher à la fois massif et, par endroits, lisse au toucher. C’est une autre façon de dire que derrière la grosse farce d'un potache, le pied de nez du trouble fête, se cache souvent un cœur tendre qui ne masque pas le plaisir premier de jouer, de prendre et de donner du plaisir. ”
Eddy Devolder, 2001.

“ Michel Barzin s’inspire du quotidien contemporain (e.a. le sport) qu’il décrit souvent avec ironie, en un langage graphique inventif. Bousculant la cohérence visuelle classique, ses compositions s’enrichissent des syncopes de l’image, de la confrontation de sujets hétérogènes, et tirent leur expressivité d’une juxtaposition de signes formels nerveusement inscrits selon les procédures de type abstrait. Abordant volontiers de grands formats et rompu aux secrets de toutes les techniques de l’estampe, l’artiste mélange souvent les procédés d’exécution. Il conjugue volontiers poésie et subversion, produisant des images narquoises, parfois grinçantes, grâce aux associations d’objets ou de personnages qu’il dessine ou grave. ”
Serge Goyens de Heusch, XXè siècle. L’Art en Wallonie. Ed. Dexia, 2001.
 


 

“ Une mise en scène et un propos, à la fois drolatique et gentiment perturbateur, caractérisent le répertoire de Michel Barzin. Le ton se module dans la pluralité des techniques traditionnelles : pastel, aquarelle, lavis, sérigraphie et se complète par l’installation : cabinet d’amateur (drapeaux, bureau, parquet sérigraphié, 2001), ring (mixed media,2001), et l’intégration (personnages autocollants, 2001). Peuplées d’un bestiaire, d’une foule de cafetières-théières, de paysages montagneux, boisés, vallonnés, les images d’Epinal déguisées flirtent avec le folklore…les objets quittent leur état de réifié, parfois prétextes à caricature humaine, souvent dotés d’attributs, non loin de l’esprit surréaliste. Face aux vues rapprochées, figures pléonastiques et navrantes : Guèpe de près (2000), Animal (2000)…le rire point ou désole, c’est selon. Cependant nombre de papiers témoignent d’une tension, entre la fragilité de l’attitude et la force du trait…ce qui déstabilise et provoque une présence. Présence elle-même perturbée quand elle est visage finement suggéré, sous-jacent et fantomatique (série de dessins,1999-2000).
Par ailleurs, Barzin fustige les discours d’évidence et s’en joue avec facétie, dénonce de manière ludique, par exemple, l’enjeu du territoire, des nations, via la monarchie, ou plus prosaïquement celui du champ de l’art. D’apparence anodine, les images procèdent pourtant de plusieurs niveaux de lecture quant à la forme et au fond. Ainsi, la série du Tour de France (pastels,1993) aboutit peu à peu à une autonomie des couleurs indépendamment du sujet : la figuration cède le pas à l’abstraction bigarrée. Par contre, la figure cocasse du roi défunt bougonne, écrasée par l’outrance morbide du traditionnel faire-part (Vacances en Espagne, sérigraphie et xylogravure,1993).
Il n’y va pas d’un projet d’intention, mais du plaisir d’expression. Barzin détourne les préceptes établis se faisant le “ bouffon du roi ”, frondeur, fort du sacro-saint principe de liberté . ”
Cécilia Bezzan, Le ton Barzin…migraine, mi-raisin, in l’Art Même, 2002.

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