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Le Magazine de l'Estampe

 


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Le Magazine de l’Estampe se veut un témoignage de la vivacité de l'estampe par la diversité de ses aspects.

SOMMAIRE :

 Les expositions temporaires

- Barzin, Bojic, Crevecoeur et Hardy à Verviers, mai et juin 2016

Les institutions permanentes

 

Les expositions temporaires





 




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Les institutions permanentes


Le Cabinet des Etampes et des Dessins de Liège

Le Cabinet des Estampes et des Dessins de la Ville de Liège (CED) a été inauguré en 1952 en même temps que le musée d’Art Wallon avec lequel il partage les mêmes installations au Parc de la Boverie à Liège. L’idée de ses promoteurs, Jules Bosman et Paul Renotte, le conservateur du musée des Beaux-Arts et son échevin de tutelle, était de rassembler en un lieu unique les collections d’oeuvres sur papier jusque là dispersées au musée d’Archéologie, celui d’Ansembourg ainsi qu’aux bibliothèques de l’Académie ou des Chiroux. Le fonds compte à présent quelque 28.000 pièces du XVIème au XXIème siècle et est le troisième en importance en Belgique après ceux de Bruxelles et d’Anvers.

Parmi les collections, le fonds de 750 dessins provenant de l’atelier de Lambert Lombard (Liège 1505-1566), celui de 600 dessins et d’huiles sur carton du paysagiste liégeois Gilles-François Closson (1796-1842) y sont réunis à côté des estampes de graveurs liégeois de renom comme Adrien de Witte, François Maréchal ou Jean Donnay.

Ces collections, surtout en gravures, s’étoffent chaque année grâce aux achats de la Ville de Liège, mais aussi surtout grâce aux dons de collectionneurs et d’artistes, comme la donation récente que Gustave Marchoul a effectuée à l’issue de l’exposition que le CED lui avait consacrée.

Contrairement à la fonction d’un musée classique, les œuvres ne sont pas visibles en permanence : le papier, par définition, est fragile et supporte mal une longue exposition à la lumière. C’est ainsi que les œuvres sont habituellement rangées sous fardes, mais restent accessibles sur rendez-vous.

Parallèlement, le CED organise annuellement 4 ou 5 expositions, soit d’œuvres tirées de ses réserves, autour d’un thème, d’une technique ou d’une époque, soit invite un artiste liégeois, belge ou étranger comme au printemps 2004 Marthe Ansiaux ou Jo Delahaut.

Le CED organise également, en partenariat avec de nombreux centres culturels et galeries privées, les Biennales internationales de Gravure de Liège qui, au printemps 2005, en sera à sa cinquième édition.

Plus d’informations sur le site www.mamac.org - CED, conservatrice Régine Rémon, parc de la Boverie à 4020 Liège. Tél : 04/343.39.23

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Les Estampes de WEGIMONT

Situé à mi-chemin entre Liège et Verviers, le domaine de Wégimont, voué au tourisme social d’un jour, héberge également une galerie d’arts dédiée, elle, en priorité à la gravure. Une sélection de 1.500 gravures de 160 artistes d’une vingtaine de pays se trouve réunie en son sein. L’ensemble concerne un éventail éclectique, de la retenue minimaliste à l’expressionnisme débridé, de la sévérité du noir et blanc aux débordements colorés, de tous formats et de tous prix (dans les limites du raisonnable). Seule condition, l’artiste doit toujours être en activité, la collection est renouvelée selon les circonstances. Ce dépôt, créé en 1989 sur base des critères des précédentes Biennales de la gravure à Liège, vient d’assurer de son appui le succès de l’édition 2003 de cette manifestation internationale.

Avec moins de retentissement mais avec plus de régularité, les Estampes de Wégimont organisent chaque saison plusieurs expositions d’oeuvres issues de ses réserves et consacrent volontiers ses cimaises pour mettre en lumière l’un ou l’autre graveur dont elle entend faire connaître le talent.

Pour en savoir plus sur les dates et le programme des expositions, ce centre culturel édite un périodique disponible par abonnement. Renseignements : Domaine provincial de Wégimont à Soumagne les mardis, jeudis et vendredis au 04/377.99.03.  www.wegimontculture.be

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Centre de la Gravure et de l'Image imprimée de la Communauté française - La Louvière

 Le Centre de la Gravure et de l'Image imprimée de la Communauté française de Belgique, situé à La Louvière, est hébergé au 10 de la rue des Amours dans les locaux, réaffectés en 1988, d’une ancienne piscine datant des années 1930. Ce lieu de rencontres et d’expositions gère une collection de 5.000 estampes, 5.000 affiches et 500 livres d’artistes et portfolios.

 La collection d’estampes réunit essentiellement des tirages d’artistes contemporains tant belges qu’internationaux et réalisés pour la plupart après 1970. Elle rassemble les achats du Ministère de la Communauté française de Belgique, de l’Administration communale de La Louvière, ceux du Centre de la Gravure et d’importants dons ou legs d’artistes ou mécènes. Une part importante de l’activité du Centre consiste d’ailleurs à organiser régulièrement des expositions thématiques et ainsi mettre en exergue certaines pièces sorties des réserves.

Autre particularité, le Centre de la Gravure organise chaque année Le Prix de la Gravure et de l'Image imprimée du Ministre des Arts et Lettres de la Communauté française de Belgique. Ce regard sur la gravure contemporaine se veut être le reflet de la richesse de l'expression graphique actuelle. Toutes les techniques d'impression traditionnelles ainsi que celles faisant appel aux nouvelles technologies y sont admises pourvu que le travail présenté au concours soit imprimé.

Par ailleurs, le Centre conserve également quelque 5.000 affiches d’auteurs à caractère culturel, politique ou social, dont les réalisations de bon nombre d’artistes représentés dans les collections par leur œuvre gravé ou par des estampes. Ce fonds illustre lui aussi ses activités par l’organisation d’expositions dans le cadre plus large du Réseau Européen d’Affiches et de Graphisme d’Auteur qui regroupe des organismes d’Allemagne, d’Autriche, de Belgique, de France et de Hollande.

Parallèlement au déroulement de ses expositions, le service éducatif du Centre de la Gravure et de l'Image imprimée de la Communauté française anime aussi diverses activités adaptées à l’âge et à la formation des visiteurs : visites guidées, ateliers de gravure et/ou d’image imprimée, stages adultes, stages enfants, visites commentées par les artistes, etc.

Enfin, une bibliothèque de documentation et d’information offre au visiteur la possibilité de consulter quelque 9.000 catalogues, livres et revues traitant de la gravure ou du monde de l’image, surtout dans leurs périodes contemporaines. Si l’accès à ce centre de documentation est libre et gratuit, la consultation des ouvrages ne peut cependant se faire que sur place.

 Plus d’infos et programme d’expositions sur :  www.centredelagravure.be Centre de la Gravure et de l'Image imprimée de la Communauté française de Belgique,  rue des Amours, 10 à 7100 La Louvière. Tél : 064/27.87.27

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Le Centre 'Frans Masereel' à Kasterlee

Le centre 'Frans Masereel', propriété de la Région flamande, se veut un centre d’arts plastiques international où la gravure contemporaine occupe une position clé.
Fréquenté chaque année par plus d’une centaine d’artistes débutants ou confirmés, le centre s’est axé principalement sur la créativité par le biais d’ateliers qu’il met à leur disposition.
Les candidats sont sélectionnés sur base de dossiers démontrant leurs qualités de créateurs et leur aptitude à intégrer la gravure à leur art ou à approfondir leurs recherches en ce sens.
Chaque artiste repris peut disposer d'une période de stage et de séjour d'une à trois semaines par an.
En acceptant un stage au Centre Frans Masereel, l'artiste s'engage à céder, pour chaque tirage effectué dans les ateliers mis à sa disposition, deux exemplaires dont l’un sera conservé aux archives du Centre et l’autre destiné à la Communauté flamande afin d’enrichir les collections du Musée royal des Beaux-Arts à Anvers.
Outre la jouissance des ateliers l’artiste est hébergé gratuitement sur place dans un studio de deux chambres. Il doit cependant se charger de ses tâches ménagères et de ses repas.

Plus d’informations au Centre Frans Masereel du Ministère de la Communauté Flamande, Zaardendijk 20 à 2460 Kasterlee (entre Hasselt et Anvers) en Belgique.
Tel.: 0032 (0)14 85 22 50/52
http://www.wvc.vlaanderen.be/fransmasereelcentrum/francais/contacts.htm
 

Frans Masereel
(graveur : 1889-1972)

Frans Masereel, né en 1889 à Blankenberghe, cité balnéaire de la côte belge, est issu d’une famille aisée de la bourgeoisie flamande de Gand. Brillant élève à l’Académie des Beaux Arts de Gand alors qu’il a vingt ans, il y côtoie aussi la pauvreté et prend conscience de l’injustice sociale. En 1910, il s’installe à Paris où il découvre, un peu par hasard, la gravure sur bois. Quand la Grande Guerre éclate, Frans Masereel réussit à échapper à la mobilisation générale de 1914 et se réfugie en Suisse, à Genève, en 1915 où il collabore à une revue pacifiste, La Feuille. Durant trois ans, Masereel réalise à peu près 1 000 illustrations au départ d’articles de presse. Trilingue, anglais, allemand, français, il devient également traducteur à la Croix Rouge.
« Dessins à l’encre et gravures sur bois sont ses armes contre "la grande boucherie", principalement dans deux oeuvres militantes "Debout les morts" et " Les morts parlent ". Il illustre également les poèmes du poète belge Émile Verhaeren, les oeuvres de Romain Rolland et de Stefan Zweig. En 1916, il fonde, avec Claude Le Maguet (typographe, anarchiste et insoumis), une revue pacifiste, Les Tablettes, qui paraîtra jusqu’en 1919. » (Extrait de la préface de Michel Ragon à L’Idée, Paris, 1984)
Rejeté dans un premier temps par la Belgique, car considéré comme réfractaire à l’armée, il rentre à Paris en 1921. Dix ans plus tard, en 1932, il participe au Congrès contre la guerre et le fascisme à Amsterdam et en 1937, il compose de grandes décorations murales pour le pavillon de la Belgique et pour celui de la Paix à l’Exposition internationale de Paris.
Comme nombre d’artistes, Frans Masereel adhère à la révolution russe et part pour l’Espagne républicaine lors de la guerre civile. En 1940, Paris occupé, il se retire dans le sud de la France et s’installera à Nice en 1949. Toujours très productif, il obtient en 1950 le Grand Prix International de la Gravure à la Biennale de Venise. Réhabilité, il est également nommé membre de l’Académie Royale de Belgique en 1951. En 1958, voyage en Chine populaire et, en 1959, une grande exposition est organisée en son honneur à Pékin. Reconnu mondialement, Frans Masereel décède le 3 février 1972 à Avignon. C’est lors des funérailles nationales, à Saint-Amandsberg près de Gand, que le ministre de la culture flamande de l'époque annonça que le centre artistique pour les arts graphiques récemment acquis par les autorité à Kasterlee près d’Anvers lui sera dédié et portera le nom de Frans Masereel.
Frans Masereel, l’illustrateur de livres de Victor Hugo, Charles de Coster, Tolstoï, Maeterlinck, Oscar Wilde ou encore de Montherlant, le militant actif, l’opposant acharné à tout sentiment nationaliste, le « journaliste politique », était par dessus tout un artiste passé maître dans l’art de la xylographie. La Ville, paru en 1925 simultanément en Allemagne et en France, illustre sur 100 bois gravés ce lieu où la plus extrême misère côtoie l’arrogance du bourgeois repu. Quant à L’Idée, paru en 1927, son ouvrage préféré, il connut un énorme succès auprès des anti-nazis allemands.

(Plus d’infos et sources sur Internet : www.oulala.net/Portail/article ; pour les reproductions d’œuvres : www.iisg.nl/exhibitions/art/maserleven


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 Musée de GRAVELINES

La cité de Gravelines, en bord de mer, entre Dunkerque et Calais, garde le caractère d’une place forte ceinturée de remparts. Son musée est presque entièrement consacré à la gravure, comme si, par ses deux premières syllabes, le nom de la municipalité qui l’héberge l’avait prédestiné à cette fonction. Il est abrité dans un lieu historique improprement appelé l’Arsenal. Il s’agit en fait d’un château édifié sous les ordres de Charles Quint à partir de 1528 et modifié au XVIIème siècle avant d’être restauré au XXème.

Né en 1982, ce musée est le seul en France à revendiquer comme vocation principale l’art de l’estampe. Ses collections comprennent plus de 8.000 œuvres, tant contemporaines que plus anciennes, du XXème au XVème siècle. On y découvre celles de Durer à Picasso en passant par Arman, Léger ou Miro. Outre la présentation d’expositions temporaires autour d’un thème ou consacrées à un artiste invité, le musée de Gravelines entend monter et faire comprendre de manière permanente les techniques et l’histoire de l’estampe. Dans cette optique didactique, des visites guidées ou des ateliers d’initiation y sont organisés.

A côté des salles réservées à l’estampe, le musée de Gravelines propose également la reproduction à l’identique d’un plan en relief de la ville – l’original se trouve au musée des Beaux-Arts de Lille. Les plans en relief, comme celui de Gravelines, - la France en a réalisé une centaine entre 1668 et 1870 - étaient des maquettes de places fortes à usage militaire et stratégique. Ils figuraient les villes et les campagnes aux alentours jusqu’aux limites de portées des tirs d’artillerie. La collection qui se développa sous Louis XIV et Louis XV avait pour but d’envisager d’éventuelles attaques ennemies et ainsi pouvoir se rendre compte plus facilement de l’efficacité ou des améliorations à apporter aux fortifications. Celui de Gravelines fut construit peu avant 1758 et montre à la perfection les architectures civiles et religieuses, mais aussi l’importance de l’eau dans les systèmes de défenses et de fortifications aménagées sous l’inspiration de Vauban.

Musée du Dessin et de l’Estampe originale, 7, rue André Vanderghote, 59820 Gravelines, France – Tél : 03.28.24.99.70 -  Site : www.ville-gravelines.fr

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 Estampe.be

Aux détours des institutions belges vouées à la gravure, en voici une sans infrastructure immobilière, sans patrimoine matériel et sans droit d’entrée. Et pourtant, elle se visite, entretient une collection et offre une documentation quasi illimitée. Hugues Przysiuda, son initiateur, par ailleurs lui-même graveur, a troqué l’habit de conservateur de musée pour la souris du webmestre. Son site www.estampe.be, dont l’objectif revendiqué est de faciliter les échanges entre artistes graveurs, regorge d’informations. Le visiteur pourra y découvrir entre autres, sans heures d’ouverture ni jours de congés annuels, une collection de graveurs, belges et internationaux, reprenant nombre d’illustrations et de C.V. d’artistes. Parallèlement, le site tient un agenda mis à jour des principales manifestations liées à l’estampe. Enfin, au fil des pages, les liens vers d’autres sites foisonnent comme ceux qui mènent à quelques d’institutions muséales en dur ou encore de quoi se fournir en matériel ad hoc et s’initier ou se perfectionner aux diverses techniques des maîtres de l’encre, de la presse et du papier.

Bonne visite sur www.estampe.be


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