Culture Plus

 Peintre

J-C COENEN Extraits de Presse

 

Général

- Accueil - Contact

 

 

Retour à la page

- J-C COENEN

- J-C COENEN CV

- JC COENEN Galerie

 

 

 

   SOMMAIRE

 

 

Anita NARDON (avril 2008)
Liège : Les jardins fleuris de Chênée

Jusqu’en mars, le Musée d’Art Wallon montrait le long voyage pictural de Jean-Claude Coenen (1944).
Exposition prestigieuse et mal annoncée pour celui qui fut longtemps professeur à l’Académie de Liège. Il a toujours été, et pas en vue d’un mandat politique, un peintre de la nature. Et depuis des années, je le vois marcher dans les herbes des sous-bois ou dans des jardins fleuris et au fil du temps sa vision aux couleurs subtiles s’est décantée. Il n’y a pas de paysage, pas d’horizon, il y a la réalité végétale à la fois délicate et résistante, toujours en train de se reproduire, de renaître et de nous donner des fleurs dont nous avons le plus grand besoin car elles sont le support moral de notre aventure humaine. Une galerie d’art a replanté les végétations luxuriantes de Jean-Claude Coenen dont je me demande ce qu’il attend pour revenir à Bruxelles où il fut souvent accueilli aux cimaises entre 1971 et 1984. Il faut encourager ces galeristes qui mettent à l’honneur ce moment de peinture particulier dont parlait mon éminent confrère Jacques Parisse parce que Coenen (comme Richard Heintz avant lui) peint le moment exact où la neige s’en va et la nature reprend ses droits. Cette année, la nature a pleinement accompagné la démarche du peintre.

Jusqu’au 4/5/2008 – Galerie Doutreloux, Rue Large 34, 4032 Chênée
 

Anita NARDON (janvier 2008)
Jean-Claude Coenen fêté à Liège

Le Musée d’Art Wallon annonce les vingt ans d’un voyage pictural au coeur de la nature.
Il y a en réalité bien plus de vingt ans que ce voyage se poursuit car c’est en 1969 que l’artiste s’est montré à Liège pour la première fois avant de se retrouver en 1971 aux cimaises de la Galerie d’Egmont, au Sablon. Il a exposé par la suite dans maints lieux signifiants de notre vie artistique comme la Glycine à Vresse-sur-Semois, Tamara Pfeiffer et Racines à Bruxelles mais aussi la galerie Belgica à Rome ou la Galerie Libre à Montréal. Je n’ai jamais perdu de vue ce professeur de dessin et de peinture à l’Académie de Liège qui fut maintes fois primé et récompensé et dont la seule inspiratrice fut la nature. Pour elle, il a quitté les hauteurs de Liège pour vivre à Manhay, au sommet d’un col. Il y domine ainsi l’Ardenne et se retrouve encore plus proche de celle qui est sa ligne de vie et de création. Comme l’écrivait le critique Jacques Parisse, J-C Coenen n’est pas un peintre de l’Ardenne pour autant, il ne peint pas de paysage mais crée une osmose entre la nature et lui et quelle nature ! Toutes ses oeuvres semblent avoir été réalisées au niveau de l’herbe ; sans ligne d’horizon, le regard sur la toile, la gouache ou l’aquarelle, et parfois la gravure, est le regard d’un être couché dans l’herbe ou d’un petit animal pour qui la touffe d’herbes est une forêt. On trouve des exemples de cette oeuvre abondante et de haute qualité dans maintes institutions et collections privées en Belgique et à l’étranger (au Canada, par exemple). Il est donc urgent de voir l’exposition du Musée d’Art Wallon de Liège dédiée à Jean-Claude Coenen (né à Embourg en 1944 à l’époque où V1 et V2 pleuvaient sur Liège), un peintre qui s’est tourné vers la nature paisible qu’il continue à célébrer comme pour nous rappeler qu’elle nous devient de plus en plus éloignée…

 

Jean JOUR (janvier 2008)
J-C Coenen à découvrir au Musée de l'Art Wallon avant son exposition à Rome.

Depuis longtemps, Jean-Claude Coenen est connu pour un art du paysage qui traduit bien son amour de la nature, ardennaise ou autre.
Cette nature, il l'a peu à peu modelée en gros plans qui devaient inévitablement conduire à un abstrait qui ne dit pas son nom. Une branche d'arbre, une feuille, un pétale de fleur, comme agrandis au microscope et sans que l'oeil puisse hésiter sur le réalisme du départ, ont fini par libérer une palette de couleurs rappelant celle des quatre saisons.
Jean-Claude Coenen aime les neiges onctueuses autant que le croquant mordoré de l'automne, le tendre vert printanier et les flamboiements de l'été. Il communique ses impressions grâce à des plans rapprochés, un peu comme une caméra qui se focalise sur un infime détail pour capter l'attention.
Dans cette rétrospective, où priment art floral et végétal, il séduit une fois de plus par la richesse des coloris et leur agencement explosif, pareils à des bourgeons en pleine éclosion. Jean-Claude Coenen mérite enfin les cimaises d'un grand musée liégeois. C'est chose faite, et juste avant qu'un musée international ne l'invite bientôt à Rome.
                                                                   Retour au Sommaire Presse

Jo Verbrugghen

Il n’est jamais superflu, voire inutile, de revoir de temps à autre des œuvres, dites récentes d’un peintre…/…

Avec ces compositions, solidement charpentées, devant les yeux, et passant d’une création à une autre, toute aussi étonnante, le visiteur attentif, qu’en premier lieu je suis, est en droit de constater qu’un vrai renouveau s’est opéré dans la manière de voir et de peindre de l’artiste. Jusqu’il y a peu, le peintre avait, en effet, fait preuve autant de talents indéniables que d’une originalité certaine et du meilleur aloi. Il s’était franchement singularisé par une thématique toute personnelle qui, au cours des années, s’était manifestement réduite à la transposition claire et nette, mais quasi exclusive, d’herbes et de fleurs sauvages. Pendant longtemps il les peignit ces plantes de rien, sujets dénués de toute importance. Il transposa sur ses toiles ces herbacées, ces buissons à baies, ces tiges desséchées, formant avec les épines et les feuilles de toutes sortes cette floraison luxuriante laissée généralement à l’abandon dans une nature bien trop dispendieuse de ses largesses…/…

Fidèle et attentionné, il fut le chantre des espaces désolés, des fossés aux bords écroulés, des herbes et des baies dont nul ne connaît les noms. Il transposa dans ses pastels et ses toiles des bordures dont les mottes de terres grasses amoncelées sous des fils de fer distendus, n’étaient retenues entre elles que par les racines enchevêtrées de plantes déjà mortes. Sans se soucier réellement des mutations qui s’étaient déroulées sous ses yeux, le peintre se contentait de peindre, de poser des tons, des taches de couleurs vives ou automnales, de tirer des stries et des lignes. Son œuvre respirait. Ses toiles captaient l’espace entrevu. Eut-il seulement conscience lui-même qu’il avait, d’un seul bond, franchi des limites, qu’il avait dépassé de manière définitive assurément certaines frontières de l’entendement ? Savait-il qu’en abandonnant ainsi, glorieusement s’entend, les charmantes images et les anecdotes d’antan, pour se consacrer, dès à présent, à une création bien plus vraie, bref, aux engouements libérés et libératoires d’une spontanéité basée sur l’élan et sur la dynamique de la fraîcheur, il avait en quelque sorte franchi le Rubicon ? Sa peinture dorénavant changerait les données. Elle emprunterait aux vents du large ses rythmes et ses forces…/…

Cette fois, Jean-Claude Coenen semble avoir pris un nouveau départ. Il s’en va, bien au-delà de la vision idyllique d’un sous-préfet aux champs, heureux de s’être perdu au centre d’une nature en pleine effervescence. Il peint. Il s’accroche. Il compose. Il refait son monde. Il use de thèmes. Il élargit ses horizons. Il ne s’agit plus d’images trop éphémères à transposer, mais d’un choix consenti de formes, d’un vocabulaire de couleurs et de tons soumis à sa seule volonté créatrice. Et c’est avec ces formes, arrachées à leur éphémère fugacité, qu’il se crée un univers qui n’existe que par et pour lui, un univers de peintre. Rien que les formes existent, les lignes, les couleurs, les blancheurs des neiges qui recouvrent et qui, mises au service de compositions indubitablement radieuses, se suffisent à elles-mêmes et permettent à l’artiste comblé de s’exprimer hautement et souverainement en des harmonisations inédites. Abandonnant toute idée de soumission à la sauvegarde, l’artiste dorénavant sera à même de se concentrer, d’atteindre sa stabilité et de faire preuve de sa maîtrise.

( Extraits du catalogue de l’exposition Peintres en Ardenne organisée par la commune de Chaudfontaine en 2005 et publié avec l'autorisation de l'auteur.)

                                                                   

Jacques PARISSE, Chronique du 9 mai 1996 R.T.B.-F. Radio-Liège

… Est-il paysagiste, oui, mais d’une nature, c’est le mot, c’est vraiment le mot, d’une nature particulière.

 Jean-Claude COENEN ne peint pas, ou peu, les horizons, les espaces, il est un paysagiste par fragments, un regard qui interprète un coin, un morceau de la nature. Il voit sur le motif, donc à l’extérieur ou par sa fenêtre, et retravaille à l’atelier. 

C’est dire que dans ses pastels, ses gouaches, ses huiles, il ne faut pas donner un nom botanique à tout ce qu’il peint.

 Il célèbre à sa façon, verticalement souvent, en zébrant le support de coups amoureux et nerveux, en haussant souvent la couleur, un peu à la manière des expressionnistes.

Parfois, la violence s’efface et ce sont des petits tableaux charmants de finesse estompée.

Jean-Claude COENEN a osé le pari, dont Richard HEINTZ, notre grand paysagiste, disait qu’il était un des plus difficiles pour un peintre, il rend compte de débâcles, c’est-à-dire quand la neige fond sur la nature qui reprend ses droits à la vie. C’est très réussi.

Cette nature dramatisée fait le pendant à la célébration du vert luxuriant au rouge des baies du groseillier sanguin, aux fleurs de pommiers ou de cerisiers, qui pendent comme les glycines de Monet pendaient sur l’étang aux nymphéas.

Jean-Claude COENEN est en totale symbiose avec la nature…

                                                                    Retour au Sommaire Presse

 G. GILSOUL, Le Vif/L’Express n° 35, 30/8 – 5/9/96

Au sortir de l’été, voici un peintre de chez nous, paysagiste de notre sud forestier, amoureux de la nature. Sa vie, il la passe en observation à la Baraque Fraiture. Tout peut partir d’un détail, longuement regardé puis travaillé dans l’atelier. Avec les pastels et la peinture à l’huile, il chante la beauté d’un orage qui gronde, de la neige tombée ou encore des fleurs. A ce jeu, beaucoup se sont essayés mais n’auront le plus souvent produit que des « images » de la nature. Ici, le rendu est tel que la peinture et la nature ne font qu’un.

 
G. TOEBOSCH, Arts Antiques Auctions n° 274, Septembre 96.

… COENEN ne peint que la nature ; non pas celle des vastes horizons ou des espaces habités, mais celle, plus intime, plus concentrée, de sections de sol où pousse une seule plante, une seule fleur. Mais, comme dans le cas de la branche d’amandier de Van Gogh, ces quelques éléments acquièrent une présence exemplaire ; ils sont saturés de couleur, d’énergie, d’exubérance. A mi-chemin de l’entomologiste et de l’écologiste, COENEN place son art en « zoom », en intensité proche, en regard amoureux qui englobe l’univers dans l’exclusivité de ce qu’il aime.

   

Claude LORENT, "COENEN et la nature", La Libre Culture du 6/9/96

Il est aujourd’hui l’un des rares peintres à célébrer le paysage dans son aspect naturaliste. S’il varie les techniques (pastel, huile gouache), il conserve le regard de celui qui ne peut trahir, sinon en insistant par un chromatisme relevé, son sentiment d’attachement et d’admiration. Comme son prédécesseur Richard HEINTZ, il est sous le charme d’une région il est vrai naturellement exceptionnelle, celle de la Baraque Fraiture…

                                                                 

Stéphane REY, L’Echo du 6/9/96

"Jean-Claude COENEN, La nature à bout portant/Un paysagiste le nez dans l’herbe"

 … C’est un peintre de la nature, du feuillage, de l’herbe, de la végétation à bout portant. Il réussit à merveille une sorte de poème écologique fait de variations d’une grande simplicité sur le thème du sous-bois, des fougères, des feuilles mortes d’où naissent les premières fleurs blanches du printemps. On dirait que Jean-Claude COENEN ne vit que pour les spectacles de la nature, depuis les plus humbles germinations qui se font au ras du sol jusqu’aux roseaux qui jasent au bord de la rivière, en passant par les taches de lumière qui tracent les frondaisons. De souche ardennaise, il est intimement accordé à la pulsation de sa terre natale. On retrouve chez lui la chaleureuse et respectueuse ferveur de Marie HOWET qui l’encouragea à ses débuts. Il a incontestablement le don et la foi et nous rappelle qu’il existe au monde et pas loin de chez nous des prés clôturés de haies vives, des fouillis forestiers aux tons de rouille et d’or, des pommiers en fleurs, des groseilliers aux fruits rouges, de l’eau qui court parmi les pierres, de l’air frais et de la lumière. Même l’hiver nous offre les effets du givre dans le sous-bois.

Avec Jean-Claude COENEN, peu ou point d’ouverture sur le paysage, sinon par transparence devinée. Tout est proche du spectateur, enveloppé dans une végétation dont il savoure le parfum sauvage et l’authenticité chaleureuse. Curieuse sensation que cet enfermement dans la verdure. L’artiste réussit à créer un monde clos, reposant, à l’abri des agressions du dehors, qui fait songer à celui des enfants qui construisent – au fond d’un jardin touffu – la cabane où abriter leurs rêves d’évasion.

 Peinture à l’huile bien nourrie, pastels au toucher nerveux, feuillages de chez nous ou du Midi, fraîcheur ou touffeur de l’air, l’artiste affirme une nouvelle fois la diversité et la dignité d’un art qui ne renie pas son support figuratif et se double d’un grand message d’air pur et de santé.

                                                                    Retour au Sommaire Presse

E. DELBRASSINNE, Le Soir – Mad du 25/9/96

Entre pétales et parfum, au cœur même des fleurs s’affirme le pinceau nerveux de Jean-Claude COENEN. En gerbes lumineuses, il jette ses touches colorées comme autant d’étoiles d’un feu d’artifice. A l’intérieur d’un fragment cerné, la floraison réinvente de nouveaux bouquets et la végétation griffe la composition de tracés incisifs. Observée à ras du sol, la touffe de lavande prend des allures de séquoia qu’auraient enguirlandé mille myosotis. Dans le pommier en fleurs, l’œil a escaladé les branches pour se nicher au sein du blanc cotonneux. Parfois des épilobes pourpres lancent leur hampe fleurie en un ardent buisson, tandis que les feuilles étroites croisent le vert en épais tapis hirsutes. La densité de la coloration appuie la vivacité de la gamme qui résonne de mille chants. Quand la neige s’attarde trop, des petits brins d’herbe se dressent en frondaisons épineuses pour égarer l’esprit dans la forêt de Brocéliande.

                                                               


Jo Verbruggen, Critique d’Art Aica,
2003/Faculty Club, Leuven

Zijn deze schilderijen landschappen of niet? (…/…)
De schilder houdt het bij zijn thema’s, bij de baaierd gewassen die, bij de grond, een warnet vormen, een kluwen van grassprieten, wissen en stengelblaren; met bijwijlen een bloem die aan een wurggreep is ontsnapt en deze bevrijding bevestigt door in bloei te gaan staan. Jean-Claude Coenen heeft geen nood aan weidse vergezichten, aan diepe hemels die op het landschap wegen. Landschapschilder of niet, hij schildert. Hij schildert fragmenten, stukken die hij uit het landschap weghaalde. Bloemen, planten en struiken lijken belangrijker dan de landelijke ruimte waarin de gewassen groeien. Die schamele onderdelen die tot marginale, en verwaaide oorden behoren, verheft hij tot de hoofdbestanddelen van zijn oeuvre. (…/…)
Jean-Claude Coenen vraagt aandacht voor kruid dat zo onbelangrijk schijnt te zijn dat geen mens zich erom bekommert. Hij beeldt het gras af dat op de grachtkanten groeit. Hij schildert de varens. Hij schildert de open plekken in het woud, die ruimten die niemand met een naam bedacht, pleisterplaatsen waar wegen die meestal naar nergens leiden, elkaar vervoegen. Omdat op die kruispunten meer zon en licht binnenvalt, tiert het kruid er weliger dan elders. Coenen houdt van het hoge gras omwille van de verticale lijnen. Maar waar de varens verdwenen, herrijzen rond Pasen nieuwe varens die hooghartig en een tikje verwaand reeds bij de eerste warmte en het ochtendgloren hun varenveders ontrollen en ruisend de dag groeten alsof het eens en voor altijd lente wordt. (…/…)

In de ban van de stilte (…/…)
Hij neemt zijn schetsboek, kiest een wit blad en met een paar diepzwarte halen tekent hij, in heftig zwart, de bast van de tronk na. Hij tekent een strakke donkere, gitzwarte gestalte en plaatst die in het centrum van een tot bijna niets verschrompelde omgeving. Hij kijkt naar zijn tekening en slaat het schetsboek dicht. Aan de drang naar stilte weerstaat niemand. Was het maar om de broosheid van die onverstoorbaarheid te ervaren. Om die drang te kennen naar niet bestaan, om de wind te voelen die over beken, beemden, weiden en grachten hangt, die oorden van zekerheid waar men zelden een evenmens ontmoet. Die drang naar eenzaamheid en stilte deelt men niet. Men tekent die doodgewoon zwart. Zwart als een silhouet, dat hij uit een vel bordpapier heft uitgeknipt en, dat hij, eens terug in het atelier, met een duimspijker aan de wand van de helwitte muur heeft opgehangen.

Loof, kruiden en gebladerte
Alles welbeschouwd mag men zijn stijl als een hybride tussenvorm beschouwen, die gekneld zit halverwege tussen impressionisme en expressionisme. Hij koppelt inderdaad een impressionistisch kleurgevoel aan een schijnbaar neutral manier van schilderen, die niet eens de herhaling schuwt. Hoe ook deze werkwijze omschreven wordt, zij sluit meteen elke zweem naar decorativiteit uit; zelfs in de grote werken, als het doek dat bij de wereldtentoonstelling in Hannover het Belgisch paviljoen sierde.
Hoezeer deze kunstenaar zij visie op het omliggende landschap ook beperkt tot graszoden, verwelkende bloemen, distels, varens, brem of heidekruid, deze elementen zijn en blijven voor hem onmisbare delen van de omgevende natuur. Jean-Claude Coenen beeldt getrouw in zijn etsen, pastelen en schilderijen de onooglijke hoekjes uit die hij verkent; de begroeide boorden van een gracht; een schraal pad dat mogelijks naar het bos leidt; of de bijna droge bedding van een greppel.
Over de afbeeldingen heen van planten, struiken en kruiden die onder zijn penselen herkenbaar bleven, mag men de composities van oenen beschouwen als zovele lofzangen die de seizoenen eren. Hij toont de ontluiking, de kering, de bloei en de vergankelijkheid; en ook het leven zoals dit komt, keert en sterft.
Jean-claude Coenen relativiseert. Niet de plant zelf heeft belang, noch de tak, de wingerd, de tronk of de struik maar wel het licht dat leven wekt en luister. Om het licht is hij bekommerd, om het licht dat nog even voor het deemsteren gaat, opstandig wordt.
Jean-Claude Coenen wil geen druk begane wegen bewandelen. Hij loopt niemand na. Hij volgt andermans sporen niet wanneer dit niet absoluut hoeft. Als schilder zoekt hij vernieuwing, naar dan in het schrale, in datgene waar een andere overheen stapt of op zij laat liggen. Daarom die vreemdsoortige voorstellingen, die kruidenbermen die wel uitvergroot lijken nu zij de plaats innemen van landschappen. Om inspiratie op te doen wandelt hij. Hij verkiest de binnenwegen, de paden, desnoods de kasseiwegen die het halen op het beton omdat klinkers en kinderkopjes tussen stenen en kiezel begroeiing toelaten en meteen natuurvriendelijk geworden zijn.
 

                                                                Retour au Sommaire Presse