W    E    G    I    M    O    N    T         G    I    T    E

Accueil

Tourisme





L’ é g l i s e   S a i n t - L a m b e r t   à   S o u m a g n e

_______________________________________________________________________________


Au fil des siècles


L’église actuelle de Soumagne, dédiée à saint Lambert, date de 1686. Cependant, avant sa construction, une église antérieure existait déjà. Les archives de l’Evêché en attestent. Les bancs de style gothique datés du 15ème siècle, les confessionnaux et la chaire de vérité de style Louis XIII en seraient quelques vestiges. Dans un manuscrit écrit par les moines de Stavelot au 10ème siècle on retrouve encore la trace d’un édifice religieux à Solmania, l’ancien nom de Soumagne datant de la fin du 9ème siècle.Malheureusement, dès 1694, ce bâtiment quasi neuf est en grande partie détruit par un incendie. La restauration de l’église se termine en 1705. C’est de cette époque que date le fameux plafond armorié.
Le 9 août 1914, un obus troue un des murs de l’église. Tous les vitraux sont endommagés et remplacés. Un panneau du plafond rappelle ce triste épisode. L’église sera classée par un Arrêté royal en 1934.


Le plafond de caissons armoriés,

ou comment rendre hommage à de généreux donateurs

C’est lors de la restauration de l’église après l’incendie de 1694, que le plafond de l’église, désormais devenu célèbre, a été doté des caissons armoriés. Ceux des deux bas-côtés ont été recouverts de nouvelles armoiries lors de la restauration de 1852. Tous ces panneaux rendent hommage aux personnes qui ont aidé – financièrement parlant - à la restauration de l’église. Au total, ce sont 215 caissons qui ornent le plafond. Les panneaux du plafond du chœur (1700-1701) ont été les premiers peints. Ils portent les blasons d’abbés, de curés et de chanoines. Ceux de la nef centrale (1705-1706) sont dédiés à des magistrats et des notables du pays. Enfin, les panneaux obliques du chœur et de la nef centrale (1707) sont ornés d’une effigie de saint, patron du donateur, accompagnée du blason de celui-ci.
Il faut encore citer un écusson du bas-côté nord. Il représente une coupole de fort d’où jaillit un obus et porte la mention « 1914 – tempore belli casu factum adverso – me reparavit Hubertus Dethier » (Au cours de la guerre, ayant été brisé par un malheureux accident, Hubert Dethier me répara).


Les lambris du chœur, datés du 18 ème siècle,
viennent de la
collégiale Saint-Pierre de Liège

Sous la domination française (au début du 19 ème siècle), beaucoup d’églises ont été pillées, leur mobilier saisi et vendu par les autorités. C’est ainsi que les boiseries typiques de la production liégeoise de style Régence et les quatre tableaux du peintre liégeois Jean Latour (1719- 1782) qui ornaient le chœur de la collégiale Saint-Pierre ont été acquis par l’Eglise de Soumagne.
Ces boiseries sont composées de portes, dont l’une est celle qui, à la collégiale Saint-Pierre de Liège, donnait accès à la demeure du Prince-Evêque, et de panneaux formant lambris dans le chœur de l’église.





Le pavement date de 1854

Il fut construit dans la foulée des travaux de restauration qui ont été commandités au milieu du 19ème siècle. La combinaison de trois couleurs de marbre et la disposition si particulière des dalles produisent un effet optique étonnant, une impression d’escalier qui conduit au chœur.
Dix-huit bancs fermés sont également construits à cette occasion et mis en location pour financer divers travaux d’entretien.



Extrait du texte rédigé par Sylvia FAGARD à l’occasion de l’exposition organisée dans le cadre des Journées du Patrimoine 2012. Texte complet sur : http://www.soumagne.be/manager/upload/files/PDF/publication/livret_stlambert.pdf