Maurice ANTOINE vient de l’atelier de gravures de l’Académie de Liège. Il y achève sa formation, menée par Chantal Hardy, en parallèle de son métier de sidérurgiste. Influence d l’un à l’autre, l’artiste privilégie les matières, profondes ou douces, légères et belles. L’un de ses amis Dante Libralesso souligne à son propos : « Il y a chez Maurice, (de la matière, sa matière, ses écrits, car il s’agit aussi d’écriture…) comme une envie d’aller au poème. Son œuvre naissante nous invite au silence : « celui des choses… » 
Adepte de la technique du vernis mou, Maurice Antoine aime relever la trame d’un textile, intégrer à son support métallique la mémoire de fibres et de mailles, qu’il retravaille ensuite à l’eau forte ou à la pointe sèche. Ses gravures révèlent alors toute leur sensualité où la mélancolie de déchirures intimes laisse peu à peu émerger des couleurs de nouveau monde.


  Après un premier parcours d’étudiant en peinture à St. Luc, Maurice Antoine, emporté par la vague du printemps ’68, revient aux Beaux-Arts après une parenthèse de 30 ans.  Comme une promesse d’avenir. L. Simaÿs.

 

 

 

 

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