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Graveurs

Ch.HARDY- Extraits de Presse

 

 

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Chantal HARDY


 

 
























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Sommaire
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 Chantal Hardy
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Bien avant ma naissance en 1956 à Moresnet, ma grand-mère, chez qui nous allions passer toutes nos vacances, avait appris, au détour de sa vie, à peindre des natures mortes et nous les laissait contempler, accrochées aux murs de sa maison. Admirative, d’une rêverie à l’autre, je me sentais parfois comme aspirée dans ses tableaux. Est-ce cela qui m’a poussée à l’âge de 12 ans à vouloir dessiner ?

Désir têtu, tenace qui me porte pendant l’adolescence et m’a conduit en 1976 à l’Académie des Beaux-arts. « Dessiner, ce n’est pas un métier ». Mais graver, cela y ressemble beaucoup plus. Va pour la gravure a concédé ma mère. Le jour de mon inscription, je suis entrée en « art ». Je pressentais l’importance de la démarche accomplie et comme à tout moment crucial de ma vie, j’ai beaucoup pleuré.

Tout ceci pour expliquer qu’aller vers la création est une décision qui vient du plus profond de l’être. On ne choisit par vraiment cette voie-là, elle s’impose à soi.

Depuis ce temps, créer est mon métier. Tout en tentant de garder un équilibre entre mes amours. Comme ma mère, ma grand-mère, j’essaye d’être la meilleure des mères, des épouses, des amies avec, en plus, la chance qu’elles n’ont pas eue de pouvoir m’épanouir dans mon rôle d’artiste.

Une société sans culture se meurt, affirme l’adage. Ma seule prétention est de revendiquer une place dans ce bataillon d’artistes et d’acteurs de tous bords, qui oeuvrent avec constance à la richesse de notre environnement culturel.

Ces 25 années de travail m’ont amenée à réaliser beaucoup de projets. Quelques extraits de textes qui ont été consacrés à mon parcours pourront à coup sûr mieux éclairer ma démarche. Le regard de l’autre est un des aspects du risque que prend l’artiste à s’exposer.

Extrait de "Carte blanche à Chantal Hardy" publié dans la revue « Réverbère »

 

                                                      

Chiquet Mawet
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Les lithographies de Chantal Hardy confirment heureusement que dans une des formes d’art les plus marquées par l’uniformisation du marché (tout aussi mondialisé que l’autre), un créateur peut encore tracer une piste qui permette aux autres d’accéder à sa singularité.

Les images de Chantal répètent inlassablement la fragilité délicieuse, mais tragique, des êtres et des choses.

A travers les différentes étapes de son travail se manifeste l’ampleur des recherches et de l’effort engagés pour trouver les moyens d’expression où se couler(a) le plus simplement, le plus organiquement son besoin d’aimer…/…

Structures ordonnées par l’écoulement de la vie, les paysages et les personnages (…) s’inscrivent aujourd’hui dans les replis délicats ‘une matière impalpable, espace précieux du papier de soie qui, en s’écrasant sous la pression, se fige comme la trace du temps.

…/… A ceux qui ne peuvent jamais admettre la diversité des démarches chez un même créateur, il faudrait pouvoir montrer à travers quels défilés sincères Chantal Hardy s’est engagée à suivre dans son œuvre le fil de sa vie intérieure. Heureusement, oh, mais heureusement, la vie nous change, sinon, on se demande bien à quoi elle servirait.

…/… Et toujours, en toute circonstance, cette nécessaire élégance du sourire, en rose, en jaune, en ocre : gaie à tout prix.

Chiquet Mawet (Texte écrit par l'amie de toujours avant de rejoindre la constellation des écrivains disparus)

                                               

Evelyne Frankignoul
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Chantal Hardy est une artiste bien connue du public liégeois ; elle a cependant réussi à surprendre tous les visiteurs. Confrontés à une « caravane de femmes », ils nous ont fait part de leurs premières impressions. Etonnés, amusés, admiratifs, apeurés, choqués, outrés ou « emballés », il n’en est pas un qui soit resté indifférent. Les réactions qui s’ensuivent sont diverses : certains se sont lancés dans une analyse profonde des œuvres, tandis que d’autres ont demandé de nombreuses explications, et que d’autres encore ont préféré quitter directement les lieux. …/… 

…/… Et de fait, la femme est une constante dans son œuvre. Son vécu de femme, celui d’éducatrice de jeunes adolescentes comme celui de deux jeunes filles (et d’un fils), ne peut que laisser transparaître dans son œuvre toutes ses interrogations, ses émotions, sa sensibilité. …/… Elle réussit à défendre ses valeurs humaines sans pour cela tomber dans un féminisme outrancier. Etablissant un parallèle avec l’évolution de la femme dans la société, elle considère ces femme-résistantes, femmes-combattantes, comme : « une dimension d’ouverture, une façon d’aller de l’avant, d’avancer malgré la brisure ».

…/… Cette exposition nous a donné à voir un art plus conceptuel qu’à l’accoutumée. Jugé difficilement accessible par les uns et d’une richesse inépuisable par les autres, il fut adoré ou rejeté. Cette réaction systématique n’est-elle pas la meilleure preuve que l’artiste a réussi son défi ?

Evelyne Frankignoul, historienne de l’art,  critique rédigée lors de l’exposition à la Société libre de l’Emulation dans le cadre de la quatrième Biennale internationale de la Gravure à Liège au printemps 2003.

                                                         

 

Installation dans l'église de Kyllburg
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… L'installation se trouve sur le gazon, à l'intérieur du chemin de croix. Sur le rectangle inondé de lumière se trouvent des objets en acier. L'idée qu'il pourrait s'agir ici d'humains stylisés se confirme après avoir jeté un oeil dans le dépliant se trouvant sur un banc dans le chemin de croix.
L'artiste belge Chantal Hardy a nommé son installation « stElles ». Son message : représenter le sort des femmes de toutes cultures, spécialement des désavantagées et opprimées ....
…. L'artiste Chantal Hardy envoie « ses femmes » aux quatre coins comme ambassadrice d'émancipation féminine, pour sensibiliser un large public aux problèmes de femmes, sans tomber dans le féminisme. Le lieu à Kyll dispose du calme nécessaire pour réfléchir sur l'installation de l'artiste, sur ce thème sérieux. Ici, personne ne passe par hasard ....

Denise Juchem dans « Eifel-Zeitung », mai 2007.



« Cris et chuchotements » très féminins
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A la Louvière, 200 pièces à conviction autour d'une identité très féminine.
Pour les 20 ans d'un Centre de la Gravure drivé aux neuf dixième par … des femmes

…/ Pour bien montrer quel fer l'expo croise par ailleurs, une installation sculpturale en acier corten y personnifie un accueil sans faiblesse. Signée Chantal Hardy, titrée « StElles », elle rassemble 15 sculptures mégalithes, symbole de solidarité et d'efficacité dans un monde trop dirigé par la voix des hommes. Cri et détermination. .../...

Roger-Pierre Turine, La Libre Belgique, 29/09/2008



La femme mise à nu par elle-même et elle seule
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Le Centre de la Gravure de La Louvière fête ses vingt ans sur le thème de l'identité féminine. Avec vingt-trois artistes : gravures, impressions, dessins, objets, sculptures...

On risque d'être surpris. Sommes-nous vraiment au Centre de la Gravure ? Ce dernier, qui nous accueille d'entrée de jeu avec les stèles puissantes en acier corten de Chantal Hardy aurait-il changé de vocation ? .../...

Danièle Gillemon, Le Soir, 24/9/2008

 

Emilie Bouvard
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.../... Chantal Hardy expose dans la cour {NDLR : du Centre Wallonie Bruxelles à Paris} StElles (2005), un ensemble de sculptures en acier corten qui évoquent des femmes emmitouflées dans des étoffes réelles ou symboliques, courbées, agenouillées. Paradoxalement disposées à l'air libre, elles appellent à un sentiment de compassion et au désir de révolte. .../...

Emilie Bouvard ("Hors du Centre Pompidou" - 4/9/2009 - Centrepompidou.fr - leblogducorps.canalblog.com)